A LA UNEALERTE INFOSSÉCURITÉ BFSOCIETE

Burkina Faso – Situation Nationale – Un mouvement prévient d’appeler à une désobéissance civile.

en conférence de presse ce jour 13 Novembre 2021 le mouvement Populaire Sauvons le Burkina Faso exige du gouvernement Kaboré une résolution rapide aux crises multidimensionneles qui minent la société et prévient d’appeler à une désobéissance civile si rien n’est fait da s de meilleurs délais.

Nous vous proposons la déclaration liminaire ci-dessous.

Le porte parole Marcel Tankoano au milieu

Ouagadougou, le 13 Novembre 2021

Déclaration liminaire du Directoire National du Mouvement Populaire : Sauvons le Burkina Faso

Mesdames et messieurs les journalistes,

Distingués invités

Nous tenons d’abord à vous remercier pour avoir accepté répondre à présents à cette conférence de presse.

En effet, les défis auxquelles notre pays est confronté nous obligent, une fois de plus, à briser le silence pour interpeler le pouvoir par rapport à ses obligations régaliennes. Délaissé par celui-ci, notre pays est en proie à une montée inquiétante des violences armées. Plus de 2000 morts, 1 500 000 Personnes Déplacées Internes, près  2500  établissements scolaires fermés, 304 564 élèves déscolarisés. Voilà les chiffres macabres qui découlent des attaques terroristes. Devant la mémoire de ces  victimes civiles et militaires, nous présentons nos sincères condoléances aux familles éplorées et à la nation toute entière.  

Mesdames et messieurs les journalistes,

Aujourd’hui, on peut sans risque de se tromper affirmer avec amertume et désolation que l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à avoir porté ces trente dernières années le titre « de sécurité et de stabilité » s’est effondré sur lui-même. Dans plusieurs provinces du pays, l’Etat et ses représentants sont chassés. Les populations, avec le sentiment que le pouvoir les a laissés à leur propre sort, sont obligées à la soumission du diktat terroriste ou la fuite. Des principales routes nationales sont sous contrôle des terroristes qui opèrent allégrement des contrôles d’identité. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) appuyées par les Volontaires pour la Défense de la Patrie sont débordées par la puissance de feu et du nombre très important des ennemis. Nous assistons à une fragmentation de l’espace étatique. Le peuple est meurtri par cette ribambelle d’attaques et par l’absence d’une riposte sérieuse  sur ces obscurs êtres qui sèment la consternation dans nos campagnes.  La violence avec laquelle la situation s’est dégradée en quelques mois est inédite et ne laisse aucun digne fils de ce pays indifférent.  

Mesdames et messieurs les journalistes,

C’est un truisme que de dire que les problèmes de sécurité sont en partie liés à une mal gouvernance qui est un terreau fertile sur lequel repose le plus souvent le terrorisme, le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le commerce illicite. 

Et cette mal gouvernance est dominée par des politiques contre-productives et hasardeuses (sans vision ni participation populaire), par des dirigeants souvent peu soucieux de l’intérêt national et la bonne gouvernance, par une pléthore de carriéristes de tout acabit dans les fonctions publiques, par des systèmes bureaucratiques corrompus et peu performants, par la prolifération d’affairistes attirés par l’appât du gain facile et rapide autour du pouvoir, le prenant parfois en otage, par la baisse vertigineuse du niveau d’instruction, d’éducation  et enfin, par la paupérisation continue des populations.

C’est pourquoi, il est aisé de constaté avec nous qu’à côté de cette insécurité dans notre pays, les populations sont tenaillées par les affres de la vie chère avec une hausse démesurée des prix des produits vivriers. Pendant qu’une minorité bourgeoise vit dans une insultante opulence, la majorité de la population croule sous le poids de la misère. Et cette insolence et cet égoïsme des autorités actuelles ont fini par être des facteurs d’un mécontentement général tant les inégalités sociales sont criardes. 

 Au plan éducatif, nous assistons impuissamment à la fermeture de plusieurs établissements scolaires dans les zones sous menaces terroristes, compromettant ainsi l’avenir de plusieurs milliers d’enfants.  Le système éducatif est durement frappé par des maux auxquels il faut urgemment trouver des remèdes afin de sortir notre école dans cette décrépitude.

Au plan politique, à force de  populisme à outrance, le gouvernement affiche une incapacité notoire à prendre courageusement la décision d’aller à une véritable réconciliation, gage d’un ciment d’union nationale. Il vous souviendra que l’une des promesses phares de Roch Marc Christian Kaboré lors de la campagne présidentielle est la réconciliation nationale avec en ligne de mire le retour de l’ancien président Blaise Compaoré les six mois suivants sa réélection.  Près d’un an après sa réélection, le peuple s’est vite convaincu qu’il s’agit d’une promesse démagogique tentant à l’infantiliser.  Alors que la marque d’un homme,  d’un chef, d’un président se mesure à l’aune de sa parole donnée.

En état de cause, la réconciliation nationale, facteur déterminant d’un peuple uni et d’une nation prospère, requiert un courage politique. Pour cela, il faudrait au président du Faso d’être courageux pour  se départir des partisans de la haine et de la vengeance qui l’entourent et qui le conseillent à ne concéder  aucun compromis pour un retour à la paix.  Pourtant, les terroristes surfent sur l’effritement du tissu social pour gagner du terrain.

Par ailleurs, alors que les loups et les sinistres individus sont installés dans plusieurs communes rurales, les acteurs politiques s’apprêtent à organiser les élections locales. A moins de faire preuve d’un sadisme prononcé vis-à-vis des masses laborieuses, on se demande de quelle dignité un homme politique peut se revêtir afin de s’arrêter devant les populations de l’Est, de la Boucle du Mouhoun, du Sahel, du Nord, des Cascades pour battre campagne ? Quelle élection pour quel territoire ? Sommes-nous tentés de nous interroger. Car, il est clair que ce climat d’insécurité qui touche gravement l’intégralité de notre territoire ne saurait garantir une élection globale.   La sagesse commande donc, et c’est aussi un devoir pour chaque acteur de l’arène politique, d’œuvrer pour la paix et la sécurité dans notre pays.   

Mesdames et messieurs les journalistes,

Devant cette sombre  histoire de notre cher pays en débris, nous devons sortir de notre léthargie. Nous devons prendre notre responsabilité devant la démission du gouvernement face à la situation. Nous devons refuser la mal gouvernance érigée en pratique par le pouvoir MPP.

Nous avons l’obligation de prendre nos responsabilités pour  poser des actions tangibles visant à contribuer efficacement à l’émancipation économique, politique et sociale  de nos populations  surtout celles du monde  rural  prises  en  otage  par  la barbarie de groupes obscurantistes sans foi ni loi d’une part et par l’insouciance et la carence d’un gouvernement qui achève d’étaler son incompétence de gouverner au mieux des intérêts des citoyens burkinabè.

Notre conscience d’hommes et de citoyens épris de paix et de sécurité ne saurait rester indifférente face aux campagnes en agonie, face aux populations en errance, face aux forces de défense et de sécurité en peine,

Devant la misère de nos populations et leur absence d’espérance, nous avons décidé de sauter le pas.

C’est pourquoi, à partir d’aujourd’hui, nous avons décidé de créer un cadre de lutte plus drue dénommée,  MOUVEMENT POPULAIRE : SAUVONS LE BURKINA FASO.

Nous sommes animés d’un dessein ferme de travailler, avec tous les acteurs, à la libération totale de notre pays de ces souffrances devenues intenables et insoutenables.

Ainsi, le Mouvement Populaire : Sauvons le Burkina Faso lance un appel :

-A tous les Burkinabè de l’intérieur comme de l’extérieur, aux amis du Burkina à s’unir pour un sursaut patriotique ;

-Aux syndicats, aux partis politiques, aux associations, nous les invitons à rejoindre le Mouvement Populaire, Sauvons le Burkina Faso sur le terrain du combat afin de sauver le pays.

-A toutes les populations du Burkina Faso, le Mouvement Populaire Sauvons le Burkina Faso est votre cadre authentique de lutte ; Mobilisez-vous donc pour un sursaut patriotique pour réinstaurer la dignité, l’honneur et l’intégrité du Burkinabè.

 D’ores et déjà, le Mouvement Populaire : Sauvons le Burkina Faso exige du gouvernement une solution rapide aux crises multidimensionnelles qui minent notre société.  A l’absence des signaux pour un retour rapide à la paix, le Mouvement Populaire : Sauvons le Burkina Faso se réserve le droit d’appeler une désobéissance civile, disposition légale qui trouve son fondement à l’article 167 de la Constitution.

Ce faisant, le directoire national du Mouvement Populaire : Sauvons le Burkina Faso appelle ses 215 organisations membres à se tenir prêtes pour un éventuel mot ordre qu’il viendrait à donner.  Susciter un sursaut national afin de générer une réforme ambitieuse de la gouvernance. Telle est notre ambition mesdames et messieurs les journalistes !

Je vous remercie

Marcel Tankoano

Bienvenue sur Mediaplus Info !

Abonnez-vous pour bénéficier de nos dernières actualiés.

Nous n’envoyons pas de messages indésirables !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page