ECONOMIE

Fermeture de la Mine de Taparko ( SOMITA): Le gros mensonge

Par un communiqué daté du 9 avril 2022, la Société minière de Taparko (SOMITA) a informé son personnel et par voie de conséquence, l’opinion nationale de l’arrêt de ses activités minières au motif que la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour dans sa zone. Certes, l’insécurité est un frein pour la bonne marche de la production minière et fait flamber le budget pour assurer la sécurité des installations et des travailleurs. Mais en réalité, SOMITA a trouvé un prétexte pour fermer la mine parce que d’une part, elle est en fin de vie et est en phase de réhabilitation, et d’autre part, elle cherche un prétexte pour ne pas remplir ses obligations vis-à-vis de l’État burkinabè.
Par ailleurs, SOMITA est une compagnie russe. Or, il est de notoriété publique que la Russie est sous le coup des sanctions des pays occidentaux. Dès lors, la Mine de Taparko rencontre d’énormes difficultés à s’apporovisionner sur le marché international pour mener à bien ses activités. C’est au regard de tous ces éléments que SOMITA veut mettre la clé sous le paillasson. Son communiqué du 9 avril dernier donne une mauvaise image du Burkina à l’étranger et pourrait pousser les autres sociétés minières à se mettre dans la même posture.
Le gouvernement du Burkina Faso doit communiquer sur la situation de cette mine et donner l’information juste aux Burkinabè et aux partenaires du Burkina Faso. La question sécuritaire n’est qu’un prétexte pour le russe Nordgold.
Adama Ouédraogo dit Damiss
Journaliste et écrivain

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