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Burkina Faso Manifestation des osc de ce samedi 23 avril 2022 à Ouagadougou, interdite à très juste titre. Mahamoudou Soulama décrypte la situation des nouvelles autorités après le rétablissement de la constitution après le coup d’état du 24 janvier 2022.

Parce que tout simplement la Transition militaire actuelle n’étant pas issue d’élections, mais d’un coup de force, ne revêt aucun caractère démocratique ; il s’agit d’un régime politique militaire, d’un régime d’exception.

L’organe législatif, l’Assemblée législative de la Transition (ALT), dont s’est doté ce régime et le rétablissement de la Constitution, sont un simple vernis qui ne saurait ainsi suffire à conférer au régime une nature démocratique.

Ainsi donc le régime militaire transitoire que connaît notre pays aujourd’hui n’est pas démocratique, contrairement à ce que soutient le grand frère Ahmed Newton Barry : kôrô, ne peut être démocratique que ce qui est issu d’un processus démocratique ou né à partir de règles démocratiques, ce qui n’est pas le cas d’un coup de force militaire.

Mais attention : les motifs de l’avènement du régime militaire transitoire actuel sont LÉGITIMES, conférant au régime une LÉGITIMITÉ INDISCUTABLE.

Du reste, les autorités militaires auraient été mieux inspirées de ne pas lever la suspension de la Constitution qu’elles avaient prononcée.

L’organe législatif du régime se pourrait malgré tout être constitué et fonctionner normalement, sans la moindre résistance possible, comme ça a été le cas sous les régimes militaires que notre pays a connus dans son histoire politique.

Les partis politiques et toutes les activités politiques politiciennes devraient être suspendus tout le temps durant de la Transition.

Le contenu des médias sur l’actualité politique nationale devrait être totalement sous contrôle des autorités militaires de la Transition.

Enfin, les libertés individuelles et collectives, en conséquence de la suspension de la Constitution, subiraient du même coup de très fortes restrictions pour ne laisser place qu’à la jouissance des libertés compatibles avec les desseins du régime transitoire.

C’est même pour cette dernière raison qu’il a été clairement spécifié que la Constitution n’a été que partiellement rétablie, notamment en ses points compatibles avec la charte de la Transition ; d’où il résulte la prééminence de celle-ci sur…la Constitution.

De la sorte, toute attitude (écrit et toutes autres formes d’expression de vue) contraire aux idéaux de la Transition, tomberait directement sous le sceau de la SUBVERSION pour être réprimée conséquemment suivant le nouvel empire.

Hélas les autorités militaires de la Transition ont opté pour la méthode SOFT, qui a consisté à maquiller ce régime d’exception en lui donnant les apparences d’un régime démocratique.

Mais l’épreuve du terrain caractérisée par le foisonnement d’actes contre-nature avec la nature réelle du régime, finira toujours par contraindre les dirigeants de la Transition politique militaire Burkinabé actuelle à siffler la fin de la récréation dans la jouissance à outrance des libertés individuelles et collectives comme sous un régime constitutionnel normal.

Vivement cette rectification par la Transition, pour mettre un terme à la confusion ambiante des genres, en l’occurrence en ce qui concerne la nature exacte du régime qui manifestement est mal perçue dans son exacte mesure par bien des gens, et surtout pas des moindres.

Sinon la propension affichée à la contestation tous azimuts, si elle n’est pas re-cadrée conséquemment, perturbera gravement et de façon irréversible la bonne marche du régime militaire de Transition.

Ceux et celles que les restrictions vont contrarier, n’ont autre alternative que de se résigner à attendre le retour à la vie constitutionnelle normale pour reprendre leur sport favori : l’anarchie au moyen de la contestation tous azimuts sous le couvert fallacieux de la liberté d’expression.

Sous un régime d’exception, militaire de surcroît, issu d’un coup de force militaire, même la mauvaise foi notoire sait que les libertés individuelles et collectives ne peuvent pas être mises en œuvre comme en régime constitutionnel normal, malgré le maintien de la Constitution sous le régime militaire transitoire.

Pour paraphraser mon laquais Maix Somé : hope this helps.

Excellent week-end, dans la Responsabilité.🙏🏽

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