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Coup d’Etat au Burkina Faso : 𝟰𝟬𝟬 𝗮𝗿𝗺𝗲𝘀 𝗱’𝗮𝘀𝘀𝗮𝘂𝘁 𝗱é𝘁𝗼𝘂𝗿𝗻é𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗵𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝘂 𝗽𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗞𝗮𝗯𝗼𝗿é

Le vendredi 29 avril 2022, je publiais sur ma page Facebook un écrit sur l’ancien Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré qui n’a pas été du goût de certains qui estiment que je ne dois pas soutenir l’ex-locataire du Palais de Kosyam parce qu’il a été, selon eux, le chef d’Etat le plus médiocre de l’histoire politique du Burkina Faso.

Mon poste doit être perçu non pas comme un soutien mais un acte de compassion à une personne en difficultés. Je n’ai pas le temps pour haïr mon prochain. Seuls l’amour et la solidarité peuvent nous aider à construire un monde de paix et de sécurité. Je défends des valeurs d’amour, de pardon, de paix, de tolérance et de réconciliation. Je ne suis pas non plus un partisan de l’impunité. Que celui qui est coupable réponde de ses actes mais après il faut savoir pardonner et avancer surtout dans un contexte où notre pays a besoin d’unité.

Certes, la gouvernance du président Kaboré (le Préka comme l’appellent affectueusement ses supporters) a été désastreuse car elle a conduit le Burkina Faso dans une insécurité jamais égalée depuis les indépendances. Mais l’échec du Préka, c’est aussi l’échec de toute la classe politique et d’une génération d’hommes et de femmes. Quand un pays fait face à des ennemis redoutables qui tuent ses valeureux soldats et assassinent de paisibles populations civiles, la solidarité et l’unité sacrée devraient prévaloir.

Malheureusement, nous sommes restés dans des querelles byzantines jusqu’à ce que les terroristes gagnent du terrain et menacent l’existence même du pays. Nous sommes donc tous responsables de la situation à des degrés divers.
Par contre, lorsque le général Moise Minoungou alors chef d’état-major général des forces armées nationales entretenait des rapports difficiles avec son adjoint, le colonel-major Gilbert Ouédraogo, qui a porté deux étoiles par la suite, c’est de la responsabilité personnelle et individuelle du chef suprême des armées puisque c’est lui qui les a nommés.

Le général Minoungou n’a jamais pu se séparer de son second. Et au lieu de remplacer les deux pour nommer le colonel-major Vinta Somé, on a propulsé le général Gilbert Ouédraogo à la tête de l’armée pour travailler avec des éléments du sortant. Dans le même ordre d’idée, les ministres de la Défense Chérif Moumina Sy et celui de la Sécurité Ousseni Compaoré étaient en conflit à un moment donné.

Comment des ministres chargés de la gestion d’une crise majeure comme la lutte contre le terrorisme peuvent se regarder en chiens de faïence pendant si longtemps ? Ces dysfonctionnements relèvent de la responsabilité du chef de l’Etat en personne.

Cependant, lorsque l’ancien chef de l’Etat fait confiance à des proches collaborateurs qui le poignardent dans le dos, ce n’est pas de sa faute. Chacun de nous a déjà vécu sa propre expérience en vouant une confiance à des amis et à des parents qui ont pu nous jouer de sales tours.

Tenez : saviez-vous que des collaborateurs du premier cercle de l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré ont détourné 400 armes d’assaut et une grande quantité de munitions pour préparer un coup d’Etat contre lui ?

Pour atteindre leur objectif, il fallait écarter l’ancien directeur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR) le colonel François Ouédraogo.

Considéré comme l’œil et l’oreille du patron, les comploteurs savaient qu’ils étaient surveillés par les services de renseignement d’où l’organisation de cette campagne de dénigrement et d’intoxication contre le chef de l’ANR pour pousser le Président Kaboré à le débarquer de son poste.

L’on peut supposer que pendant que les apprentis-putschistes se livraient une guerre interne, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba est venu comme un troisième larron pour cueillir le fruit mûr. La vie nous apprend que les traîtres ne sont jamais loin.

En réalité, la passion et l’émotion mises à part, l’avènement du lieutenant-colonel et de ses hommes aura été le moindre mal pour l’ancien chef de l’Etat. Pour preuve, toutes les personnalités du régime déchu, en dehors de Monsieur Roch Marc Christian Kaboré qui est en résidence surveillée pour « des raisons de sécurité », sont libres d’aller et venir au point qu’une bonne partie de l’opinion n’accepte pas l’attitude des nouvelles autorités parce qu’elle estime qu’on doit procéder à l’arrestation de tous les dignitaires du pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et alliés. Pour mieux comprendre, le gouvernement de la Transition voudrait s’appuyer sur des débuts de preuves afin de pouvoir poursuivre toute personne pour des faits infractionnels.

Chacun est libre de ses choix et de ses opinions. Mais la sagesse et l’intelligence recommandent que les leaders et les partis politiques, notamment ceux du MPP soutiennent les autorités de la Transition pour deux raisons essentielles :

🔴 – premièrement, si le coup d’Etat des proches collaborateurs du président Kaboré avait réussi, il n’était pas évident que beaucoup d’entre eux seraient libres de leur mouvement comme c’est le cas aujourd’hui ;

🔴 – deuxièmement, il est souhaitable que cette Transition aille à son terme pour permettre la remise du pays sur de bons rails. Si on organise des élections dans un tel contexte avec les défis sécuritaires, alimentaires, humanitaires et économiques que nous connaissons, le président civil démocratiquement élu pourrait très vite être confronté à d’énormes difficultés.
Cela dit, je voudrais lancer deux appels.

Le premier va à l’endroit des autorités de la Transition : il faut, dans le cadre des audits en cours, chercher à savoir où sont passées les 400 armes d’assaut et les centaines de milliers de munitions.

Le second message s’adresse aux soldats : ne vous laissez pas divertir par les messages qui tendent à vous diviser. L’ennemi profite de nos divisions et de nos querelles quotidiennes.

Force et courage aux FDS et aux VDP.

Le Dossier

Adama Ouédraogo Damiss

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