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Le Président du Mouvement Rupture positive RP/3R Monsieur Léonce Koné Ancien Ministre et député de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso à accordé une interview au journal éditions le Pays sur la situation nationale.

Bonne lecture du décryptage de la situation Nationale.

1 – Que devient le Mouvement rupture positive RP/3R que nous entendons de moins en moins ?
C’est vrai que le Mouvement Rupture Positive s’est peu exprimé en public depuis l’avènement du régime du MPSR. Cela n’a pas empêché ses membres de rester en contact étroit et d’échanger leurs vues sur l’évolution de la situation du pays. Le changement qui est intervenu à la tête du pays nécessitait que nous nous donnions le temps d’observer l’évolution des choses, en donnant également au nouveau régime le temps de prendre ses marques et de montrer, par ses déclarations et ses actes, l’orientation qu’il entend imprimer à la marche du Burkina. Je n’ai jamais pensé que l’action politique consistait à s’agiter et à pérorer dans tous les sens, comme s’il fallait absolument parler et se montrer pour exister.

2 – Vous aviez salué l’avènement du lieutenant-colonel Damiba aux affaires. Quatre mois après, que pensez-vous de sa gestion du pouvoir ?

Tout d’abord j’aimerais préciser une chose : je considère que la démocratie représentative est le meilleur système politique (ou le moins mauvais, si on veut), le plus juste, le plus équitable. Ce qui veut dire que dans le principe, je préfère que les gouvernants tirent leur légitimité d’une élection et que leur action soit contrôlée par des parlementaires, eux-mêmes élus, quelles que soient les réserves que l’on peut avoir sur la qualité des processus électoraux dans nos pays. Donc je ne suis pas favorable a priori aux coups d’Etat et aux régimes d’exception. Mais je ne veux pas être hypocrite. Lorsque les règles de la démocratie sont complètement dévoyées par un pouvoir qui se prévaut d’avoir été élu, ou lorsque la gouvernance de ce régime conduit inexorablement le pays vers son effondrement, comme c’était le cas sous la direction du MPP et de ses alliés, je considère que le coup d’Etat qui met fin à cette dérive mortifère est un acte de salut public. Vous me direz que tous les gens qui font des coups d’Etat ne manquent pas d’arguments pour expliquer qu’ils viennent sauver le pays de la calamité à laquelle le promettait la gestion du régime qu’ils ont évincé. Mais vous vivez au Burkina comme moi et vous savez que nous étions nombreux à redouter que l’incurie du régime précédent face à la montée du terrorisme finisse par porter atteinte à l’existence même du pays. Je crois qu’il ne faut pas oublier d’où nous partons, si nous voulons porter un jugement sur l’action de ce régime de transition.
Je réalise, en écoutant votre question, que cela fait seulement quatre ou cinq mois qu’ils sont au pouvoir. On croirait qu’ils ont déjà fait six ou sept mois tellement l’attente des burkinabè (la mienne y compris) est grande. Or il s’est quand même passé pas mal de choses qui nous changent de l’immobilisme et des atermoiements de la période antérieure. Les institutions de la transition ont été mises en place, avec les faiblesses qui sont inhérentes aux régimes d’exception, mais elles fonctionnent. Ce qui veut dire que l’Etat existe et exerce ses principales missions, à l’échelon national comme dans les provinces, dans les limites que permet la menace terroriste. Celle-ci est encore omniprésente, mais il me semble qu’il y a quelques signes de progrès. Et au moins le Chef de l’Etat et les forces de défense manifestent une grande détermination dans cette guerre, avec la volonté de mettre en œuvre une stratégie cohérente et globale, ce qui semblait faire défaut dans un passé récent. Tout est loin d’être parfait. Ils font des erreurs. Le style de leur communication est parfois inapproprié, mais il a le mérite de la spontanéité et de la sincérité. D’ailleurs, je trouve excessive l’influence que les communicants prétendent exercer sur la parole des hommes et femmes politiques dans la vie publique contemporaine. Cela aboutit à des discours formatés, sans saveur, dont il faut décrypter le sens en faisant appel à d’autres spécialistes en communication. J’aime que les gens disent ce qu’ils ont sur le cœur et à l’esprit, avec leurs propres mots, même si cela est incorrect dans le fond comme dans la forme. On se comprend mieux ainsi.
Comme vous voyez, je reste plutôt optimiste sur l’action de ce régime, même si j’ai quand même des sujets de préoccupation quant au déroulement de la transition et à sa fin. . Il y a la question litigieuse de la durée de la transition, qui n’est pas encore approuvée par la CEDEAO. Il est plus que temps que cette question soit tranchée, afin que nous ayons tous une visibilité plus grande sur ce qui se passera dans notre pays dans un, deux, ou trois ans. L’incertitude qui plane à ce sujet n’est bonne ni pour la vie politique, ni pour la vie économique. Par ailleurs, le but d’une transition est, par essence, de préparer le retour à une vie constitutionnelle normale. C’est un processus plus long et complexe qu’il n’y paraît. Sa mise en œuvre exige une préparation minutieuse, associant pleinement les forces politiques du pays. Il est temps également d’engager cette concertation, dans le respect mutuel, avec les garde-fous nécessaires.

3 – Sur le plan sécuritaire, l’impression qui se dégage, c’est que les choses semblent aller de mal en pis. Que pensez-vous ?
Je n’ai pas une impression aussi négative, aussi pessimiste. Peut-être êtes-vous mieux renseigné que moi. Si j’en juge par les déclarations faites récemment par le Chef de l’Etat et par le Commandant des Opérations sur le Théâtre National, nos forces armées commencent à remporter des succès significatifs face à l’ennemi. Certaines localités auraient été pacifiées, permettant le retour de leurs habitants. Toutefois, j’ai noté que les autorités ne souhaitent pas donner trop de publicité à ces conquêtes, par crainte qu’elles suscitent des représailles de la part des terroristes. Si ce danger existe, il est bon d’en tenir compte. Mais vous conviendrez qu’il est désagréable, peu rassurant et somme toute humiliant d’avoir à cacher nos succès militaires pour ne pas exaspérer l’ennemi.
Cela montre la complexité de ce type de guerres où la victoire, aussi nette qu’elle puisse être, n’est pas toujours définitivement acquise. Nous devrons avoir conscience que cette lutte pour la survie de notre Nation sera impitoyable, longue et impliquera des revers passagers. Mais au bout du compte, je n’envisage pas d’autre issue que la victoire du Burkina sur ses ennemis, en sachant que la paix et la sécurité resteront précaires pendant longtemps et exigeront une vigilance permanente. En outre, les gouvernants devront mettre en œuvre des politiques sérieuses de développement à l’échelon des provinces, afin que les jeunes trouvent des perspectives d’épanouissement qui les éloignent de la tentation de l’aventure terroriste.
4 – Les salaires des membres du gouvernement font actuellement polémiques. Comment réagissez-vous ?
Je pense que le Gouvernement a eu tort de prendre cette mesure dans le contexte actuel, qui est dominé par des revendications légitimes liées à la cherté de la vie et à la réduction du train de vie de l’Etat. Paradoxalement, je pense qu’ils ont agi de bonne foi, en cherchant à mettre fin aux pratiques disparates et occultes qui existaient antérieurement. Je ne connais pas bien les textes qui régissent cette matière, mais je crois savoir qu’il y avait un arrêté qui fixait la rémunération des ministres, par référence à un niveau du barème des salaires de la fonction publique. En gros cela conduisait à payer au ministre un salaire mensuel net de l’ordre de un million de francs. Par dérogation à cette règle, certains ministres ont pu se faire attribuer des salaires plus importants, en faisant valoir qu’ils percevaient davantage dans l’emploi qu’ils exerçaient auparavant. J’ai compris que le nouveau barème adopté par le gouvernement de la transition visait à uniformiser la rémunération des ministres, en supprimant cette faculté de négociation de montants plus élevés. Et ils ont pensé être d’autant plus fondés à prendre cette mesure que, du fait de l’uniformisation, la masse salariale globale des ministres de la transition était inférieure à celle du précédent gouvernement. Le montant qui est versé à chaque ministre par suite de cette mesure n’a rien d’exorbitant en soi, au regard des charges de sa fonction. Même à ce niveau de rémunération, les ministres burkinabè restent parmi les moins bien payés de la sous-région. Mais voilà : cela représente une augmentation individuelle de plus de 100%, dans un environnement marqué par la précarité des conditions de vie et cela donne forcément un mauvais signal sur la probité et l’esprit d’abnégation du régime de la transition. Je pense que ce serait une erreur supplémentaire de maintenir cette mesure, en considérant que l’impression défavorable qu’elle a créée s’estompera avec le temps. Il serait préférable que le Chef de l’Etat prenne une décision pour fixer un barème de la rémunération des membres du gouvernement moins critiquable et applicable à la période de transition. Cela dit, tôt ou tard, il faudra fixer la rémunération des ministres et des présidents d’institutions à un niveau compatible avec leurs responsabilités. Cela devrait aller de pair avec une gestion plus rigoureuse et plus transparente des fonds spéciaux qui sont alloués à certaines personnalités, lesquelles ont tendance à considérer ces ressources comme des revenus personnels supplémentaires.
5 – Vous avez été ministre de la république, est-ce que c’était les mêmes avantages ?
Pour avoir été ministre, j’ai expérimenté que le salaire et les avantages matériels ne constituaient certainement pas la principale motivation pour exercer cette mission. C’est en soi un honneur de servir son pays à ce niveau de responsabilité. Pour être précis, je percevais le salaire normal d’un ministre. Etant à la retraite au moment de ma nomination, je n’avais aucune raison de solliciter un traitement particulier au motif que je percevais antérieurement une rémunération supérieure.

6 – Comment entrevoyez-vous aujourd’hui l’avenir du Burkina ?
C’est difficile à dire. Notre pays traverse la pire crise qu’il a connue de toute son existence à cause de l’ampleur inimaginable du phénomène du terrorisme. Puis il y a eu les effets de la Covid. A quoi s’ajoutent ceux de la guerre en Ukraine. Tout cela combiné avec les difficultés créées par les turbulences politiques que le Burkina a connues depuis 2014. Cela dessine un environnement et des perspectives plutôt moroses pour notre pays. Mais je crois aussi à l’idée que les crises les plus graves offrent l’occasion d’imaginer des solutions novatrices, audacieuses et courageuses pour créer un meilleur avenir. C’est pourquoi je veux espérer que cette transition ne va pas se conclure simplement par la mise en place d’une nouvelle combinaison politicienne pour gérer le pouvoir dans la continuité des régimes du CDP et du MPP, avec des changements superficiels. Il me semble que le Burkina a besoin d’un renouveau, d’une refondation de sa vie démocratique, de ses perspectives économiques, sans démagogie, sans dogmatisme idéologique, le but ultime étant de parvenir à une réelle amélioration des conditions d’existence de l’ensemble des burkinabè. Tout cela peut sembler relever du vœu pieux, c’est-à-dire du souhait que l’on exprime pour la forme en pensant qu’il n’a aucune chance de se réaliser. Pourtant, je pense que cette transition peut être l’occasion de rassembler les burkinabè pour tracer la voie de ce nouveau futur.

7 – Avez-vous des appréhensions ?
J’ai évidemment des appréhensions. On a coutume de dire que l’Histoire est tragique, ce qui revient à considérer qu’elle se bâtit sur des ruptures brutales, avec un cortège de malheurs qui accable des multitudes de gens. Avec les évènements de ces dernières années, j’ai pris conscience que notre pays est fragile, vulnérable, à cause du terrorisme, qui a prospéré sur ses divisions et sa pauvreté. Nous ne sommes pas sortis de ces turbulences. Alors forcément il y a matière à être inquiet. Mais je crois aussi que derrière le flot de haine qui se déverse sur les réseaux sociaux sur des sujets futiles, les burkinabè dans leur majorité restent des gens paisibles, tolérants, dignes et courageux, qui ne rechignent pas au travail pour améliorer leur sort et celui de leurs proches.

8 – Etes-vous toujours en contact avec l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré ?
Oui, je ne manque pas de lui rendre visite chaque fois que je vais à Abidjan, par courtoisie, par respect et par amitié.

9 – Les protagonistes de la crise au sein du CDP se sont réunis autour de Blaise Compaoré à Abidjan. Est-ce, selon vous, le début de la réunification ?
Pour dire vrai, je ne sais pas si cette rencontre dissipera les motifs de la division du CDP. Mais je pense que le Président Compaoré a pris une excellente initiative en favorisant ce dialogue entre les groupes antagonistes du parti. Ce faisant, il a joué pleinement son rôle de Président d’honneur et de figure tutélaire du CDP.

10 – Serez-vous prêt à rejoindre votre parti d’origine le CDP, en cas de réunification ?
Cette éventualité est prématurée. On verra comment les choses évolueront.
Ce que je peux dire, indépendamment de mon cas personnel, c’est que j’ai appris ces dernières années à nourrir une profonde estime pour les responsables locaux et les militants de base du CDP. Depuis 2014 ils ont subi les pires avanies, mais beaucoup d’entre eux sont demeurés fidèles à leur parti, en faisant preuve d’un courage à toute épreuve. On n’a pas observé chez eux la débandade que l’on a pu voir dans les rangs de ceux qui viennent de perdre le pouvoir, alors même qu’ils n’ont pas été confrontés aux violences et aux exactions qu’eux-mêmes avaient infligées impunément aux militants du CDP. C’est une formidable leçon d’endurance.

11 – Partagez-vous le point de vue de ceux-là qui pensent que le MPSR est dans une logique de restauration du régime Compaoré ?
Je pense que c’est un procès d’intention que certaines personnes font aux membres du MPSR, parfois parce que leurs propres tentatives pour infiltrer le régime de transition n’ont pas été concluantes. Je crois que cette transition est indépendante des influences politiques et veut réussir la mission qu’elle s’est fixée, de façon autonome. Elle se donne la liberté de faire appel à la collaboration des citoyens et citoyennes burkinabè de son choix et cela est tout à fait normal.
Depuis qu’il est en exil en Côte d’Ivoire, le Président Compaoré a fait preuve d’une totale discrétion concernant l’activité des régimes qui se sont succédés au Burkina. Il s’est imposé une stricte obligation de réserve par égard pour ses hôtes. Il ne s’est occupé que des affaires du parti dont il est le Président d’honneur, lorsqu’il était sollicité pour le faire. Il n’a jamais manifesté la moindre velléité de revenir au pouvoir au Burkina, ni d’influer sur la marche du pays, se contentant de montrer sa disponibilité pour apporter au pays toute contribution qui pourrait lui être demandée. Ne pensez-vous pas qu’il est temps de le laisser tranquille ?

12 – Pensez-vous comme une certaine opinion que le MPSR travaille à barrer la route aux membres de l’ancien régime MPP tout en travaillant à frayer le chemin à ceux qu’il voudrait voir diriger le pays après la transition ?
Je ne partage pas le secret des intentions du MPSR. Pour tout dire, je ne sais d’eux que ce que j’entends de leurs déclarations et ce que je vois de leurs actes. Rien de tout cela ne permet de dire qu’ils sont engagés dans une politique de chasse aux sorcières et d’exclusion à l’égard des membres du MPP. La précédente transition, téléguidée par le MPP, nous a montré à quel point ces pratiques étaient nocives. Pour ma part, je ne souhaite pas qu’elles soient rééditées. En d’autres temps les dirigeants du MPP se seraient retrouvés emprisonnés et soumis à toutes sortes de mesures de harcèlement. Vous constatez comme moi qu’ils sont libres de leurs mouvements et de leur parole. Je ne vois pas en quoi une quelconque route leur est barrée. Je trouve même qu’ils font preuve d’une extrême mobilité, au sens propre comme au sens figuré.
Je ne sais pas d’où vous tirez que le MPSR travaillerait à frayer la voie du pouvoir pour un groupe politique quelconque. J’espère qu’il n’en est rien. Parce que là aussi, nous avons vu, avec la précédente transition, à quelle calamité cela peut conduire.
13 – Où en est le processus de réconciliation, selon vous ?
Je ne sais pas trop quels sont les projets du régime de transition à ce sujet. Je note que depuis 2014, tous les régimes qui se sont succédés au Burkina ont prétendu inscrire leur action dans la logique de la réconciliation. Et puis il ne s’est rien passé pour une raison simple, qui est que le régime de la transition de 2015, comme celui du MPP, étaient en réalité dans une logique de vengeance et de haine. En même temps qu’ils affirmaient du bout des lèvres une volonté de réconciliation, ils s’ingéniaient à empêcher sa mise en œuvre, en usant de toutes sortes de manœuvres dilatoires, par calcul politique et par esprit de revanche.
De mon point de vue, il faut avoir une approche simple et pragmatique de cette question. Notre pays a-t-il besoin de réconciliation ? Aux yeux de nombreux burkinabè et aux miens la réponse est oui. Après les multiples déchirements et les violences épisodiques qui ont marqué l’histoire politique du Burkina Faso depuis une quarantaine d’années, les burkinabè dans leur écrasante majorité aspirent à retrouver un pays où les gens vivent en paix, dans le climat de tolérance mutuelle qui a longtemps dominé la vie sociale, en dépit des différences ethniques, religieuses et politiques. Quel que soit le nom qu’on lui donne : réconciliation, unité nationale, cohésion nationale, union sacrée… ce besoin est rendu plus impérieux par la guerre que subit notre pays de la part d’ennemis animés par une doctrine nihiliste, qui sont résolus à détruire tous ses fondements, toutes ses valeurs. De jeunes burkinabè participent à ce projet funeste. A la faveur de ce désordre, des manifestations de stigmatisation ethnique et de sectarisme religieux commencent à voir le jour. Ce qui montre que la question de la cohésion nationale, au-delà des luttes politiques, touche maintenant aux fondements de notre société. C’est sur tout cela que nous devons porter notre attention, pour trouver des remèdes à ce malaise profond, avant qu’il soit trop tard. Cela ne peut se faire que par la recherche d’un consensus national.
Face à cette menace de délitement de notre société, la question des griefs politiques paraît finalement secondaire, même si elle demeure cruciale. Même à ce niveau, le véritable enjeu de la réconciliation dépasse largement les querelles et les haines inextinguibles qui minent la vie politique depuis trop longtemps, avec leur cortège de violences et d’exactions en tous genres. Ce qui est en jeu, ce n’est pas le règlement des comptes d’un passé trouble, pour décider qui a tort et qui a raison, qui a gagné et qui a perdu. Cela, ce sera le travail des historiens, s’ils jugent que cela en vaut la peine. Pour l’heure, l’enjeu de la réconciliation, c’est d’essayer d’apaiser les motifs des rancœurs, pour donner un nouvel élan à une Nation burkinabè, unie dans sa diversité, suffisamment forte pour affronter les défis du présent et du futur. Ce sera principalement l’œuvre d’une nouvelle génération de dirigeants, dans la dynamique d’une transition générationnelle harmonieuse.
C’est à cette œuvre que devrait contribuer le régime de la transition, en bâtissant les fondations de la réconciliation et de la cohésion nationale par des mesures concrètes et courageuses. A mon humble avis, il faut sortir à présent des longues discussions dogmatiques sur la réconciliation et agir.

Les éditions le pays.

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