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Atelier de validation de la Stratégie Nationale de Réconciliation. Discours du Ministre d’État Auprès du Prèsident du Faso, Chargé de la Cohésion Sociale et de la Réconciliation Nationale. (Ouagadougou, 16 juin 2022).


Au lendemain des événements douloureux de Seytenga et de la disparition de vaillants représentants de nos FDS, policiers, militaires et Volontaires pour la Défense de la Patrie et de nos vaillantes populations, je vous demande d’observer une minute de silence, pour rendre hommage à nos fils et filles lâchement assassinés par les groupes armées terroristes.

Mesdames et messieurs

Je voudrais au nom du Gouvernement, ainsi qu’au mien propre vous souhaiter la bienvenue à cet important atelier de validation de la stratégie nationale de Réconciliation 2022-2026 et de son Plan d’actions.

Votre présence à ce rendez-vous de partage d’expériences, est la manifestation d’un engagement certain et d’une volonté collective et individuelle de relever ensemble les importants défis de la réconciliation nationale dans notre pays.

Mesdames et messieurs

J’exprime ma gratitude au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en particulier, et à tous les partenaires techniques et financiers en général, pour leurs accompagnements constants aux actions de promotion de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

La diversité et la richesse du parterre de personnalités ici réunies est déjà en soit, un indicateur éloquent de votre détermination à faire du Burkina Faso un pays de concorde et de résilience, engagé dans le combat contre l’adversité sous toutes ses formes pour relever les défis du développement.

Mesdames et Messieurs,
Chers Participants,

Le Burkina Faso fait face depuis quelques années à une crise multidimensionnelle qui a été exacerbée par des attaques terroristes et la montée de l’extrémisme violent. Cette situation a favorisé l’intolérance, la haine, la division et la défiance de l’autorité de l’État.

L’examen de ces questions par le Gouvernement en collaboration avec les leaders communautaires, religieux, les Organisations de la Société Civile et les Organismes internationaux, a fait ressortir la détérioration du tissu social qui amenuise notre vivre-ensemble, la cohésion sociale et la paix.

Ainsi, la culture de l’intérêt individuel au détriment de la solidarité suscite des antagonismes intra et inter communautaires qui affectent notre vivre-ensemble, avec pour corollaire la peur de l’autre, de l’inconnu et de nos différences.

Mesdames et messieurs

C’est guidé par le souci d’éviter au Burkina Faso les abimes dans lesquelles d’autres ont plongé, que SEM le Président du Faso, a décidé de faire de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, un axe majeur des actions prioritaires de la Transition.
Si la question de réconciliation est ancienne dans notre pays, sa déclinaison actuelle est nouvelle.

Vingt ans après le travail du Collège des sages et la tenue de la journée nationale de pardon, et un peu moins d’une décennie après la mise en place de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, les besoins de réconciliation sont aujourd’hui plus présents que jamais dans notre pays.

Mesdames et messieurs

Autrefois centrés sur les questions de crimes de sang, de crimes économiques et de contentieux administratifs, qui au demeurant restent entiers, les problèmes de réconciliation se sont étendus aux différends communautaires, aux questions sécuritaires, et aux problèmes de citoyenneté.
Cette évolution du champ et de la nature de la réconciliation, a épousé les évolutions socio politiques que notre pays a connues, et les nouveaux épisodes dramatiques qui les ont émaillés.
La décision de SEM le Président du Faso, inaugure donc véritablement une nouvelle vision, qui se justifie par le besoin de consolider les acquis et de combler les insuffisances des démarches précédentes, mais surtout par l’impérieuse nécessité de répondre aux défis du présent.
Elle est fortement influencée par le nouveau contexte sécuritaire imposé à notre pays par l’hydre terroriste, dont les conséquences dramatiques sont nombreuses en termes de déchirures de notre tissu social, et donc de besoins de réconciliation et de consolidation de la cohésion sociale.
A ce stade de traitement de ce sujet, je me permets d’attirer votre attention sur la diversité des approches de la réconciliation, fondées ou non sur une justice classique, traditionnelle ou encore transitionnelle.
En tout état de cause, la réconciliation nationale telle que perçue aujourd’hui, requiert un engagement fort des fils et filles du Burkina, appuyé par des actions hardies, inclusives et consensuelles, reposant sur des valeurs endogènes et garantissant la non répétition des faits créateurs de besoins de réconciliation.

Mesdames et Messieurs

Chers Participants,
L’élaboration de la Stratégie Nationale de la Réconciliation 2022-2026 assortie et de son plan d’actions, s’est faite à travers la mise en place d’un comité national d’élaboration composé du comité de rédaction et du comité pilotage, impliquant des départements ministériels et des structures étatiques et non étatiques.

Mesdames et Messieurs,

Dans le souci de recueillir les propositions pertinentes des citoyens de chaque région du pays sur la question de la Réconciliation Nationale, des conférences régionales publiques ont été organisées. La démarche adoptée s’est voulue participative, d’où l’implication des différentes composantes de la société burkinabè.

Le Ministère a par ailleurs entrepris des consultations auprès de personnes ressources et de divers groupes cibles en vue de recueillir leurs avis, conseils et contributions sur cette question d’intérêt national.

Des concertations communales ont été organisées et ont regroupé les forces vives de chaque commune et arrondissement qui ont pu discuter librement sur la question de la réconciliation nationale, et échanger sur les dysfonctionnements majeurs perturbant leur vivre-ensemble.

Mesdames et Messieurs

La séance de ce jour marque une étape importante du chantier enclenché en 2021 qui arrive enfin à son terme malgré les difficultés rencontrées. La Stratégie nationale de réconciliation et son plan d’actions dont la validation nous réunit ce matin sont les fruits de l’abnégation et des sacrifices de toute l’équipe de rédaction et de pilotage et bien entendu des partenaires techniques et financiers qui n’ont ménagé aucun effort pour soutenir le processus.
C’est le lieu pour moi d’adresser mes vives félicitations à tous les acteurs pour leur grande contribution et la qualité du résultat obtenu.

Mesdames et Messieurs
La Stratégie Nationale de la Réconciliation dont nous allons procéder à la validation au cours de cette journée, est un document dont la méthode d’élaboration a été des plus participative et inclusive, en témoigne la diversité des profils des membres des comités technique et de pilotage.
Il ressort donc, que tous les acteurs clés au plan national ont contribué à la formulation de cette Stratégie et de son Plan d’actions, ce qui pourrait présager de résultats appréciables lors de la mise en œuvre des actions du plan.

Mesdames et Messieurs

Je puis vous assurer que mon département travaillera à faire de cette stratégie et de son plan d’actions les outils de base de tous les acteurs intervenant dans le domaine de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale.

Par conséquent, au-delà de tous les participants, j’invite l’ensemble du peuple burkinabè à s’approprier cette stratégie et son plan d’actions, afin d’œuvrer au retour de la paix et du vivre ensemble autour des valeurs républicaines qui ont toujours fait la force de notre pays.

Sur ce, je déclare ouvert l’atelier de validation de la stratégie nationale de Réconciliation 2022-2026 et de son Plan d’actions.

Je vous remercie !

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