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New York nous découvre un autre pan du caractère bien trempé du Président Damiba. Me Hermann Yaméogo

Le discours du premier Président, Maurice Yaméogo a naturellement revêtu les attributs d’un discours fondateur, car venant d’un homme qui avait certes la maîtrise de l’exercice, mais qui surtout, était le tout premier de notre nation, nouvellement drapée de ses compétences nationales et internationales. D’autres sont venus allonger la liste, jusqu’à celui iconoclaste du révolutionnaire Sankara, qui semblait pour toujours avoir éteint les lampions de ceux de ses devanciers.
Beaucoup se demandaient qu’elle mouche avait piqué le Président Damiba pour qu’il s’annonce à ce tour de force, que les plus expérimentés redoutent ne serait-ce que face à la menace de salle déserte.
Dans son cas précis le désappointement était audible car il venait d’émerveiller l’opinion nationale et internationale par deux initiatives inédites.
D’abord des voyages à l’intérieur du pays au front pour y encourager les troupes ou des messages à la nation, non pas dans les salons moelleux de Ouaga 2000, mais dans le Sahel, à portée de colère des terroristes qui pouvaient y voir un pied de nez.
Ensuite, montant en grade il effectua une tournée sous régionale qui l’a conduit au Mali, en Côte d’Ivoire et au Niger. Beaucoup qui ne cachaient pas leur exaltation devant cette option d’une politique de coopération régionale anti- terroriste, attendaient l’opération de prise en tenaille des terroristes après ses visites au Bénin, au Togo et au Ghana qui ne saurait tarder.
Et patatras voilà que le message à La Tribune des nations unie se confirme au plus dubitatif.
Si ce n’est pas pour du tourisme ou pour quelques emplettes, ça rime à quoi ce message qu’il ira se livrer, lui- même, là-bas ?
Contre mauvaise fortune il a fallu faire bon cœur.
Voilà que prenant tout le monde à contre-pied, une fois sur place, il se met à se retrousser les manches et à se faire ouvrir des portes, pas de nature présidentielle mais qui peuvent justement favoriser l’ouverture de ces dernières.
Avec un sens sans pareil de l’humilité de celui qui sait qu’il n’y a aucune honte à descendre de son piédestal pour sauver son peuple de la faim et de la mort, il plaide avec honneur pour le sauvetage de ses compatriotes. Sans blesser, ni attaquer, il impose la logique que l’aide devrait davantage s’orienter vers les priorités définies par les populations burkinabé, plutôt que par les partenaires.
Le Président Damiba parle sans complexe. Les défis qu’il égrène sont nationaux et internationaux. Aucun pays fût-il le plus puissant économiquement, militairement, politiquement, ne peut s’en sortir seul, en sacrifiant la solidarité. Là où les préventions de beaucoup se dissolvent et se convertissent en sentiment de fierté, c’est quand il défend l’indépendance du Burkina Faso, quand il indexe désavantageusement ceux qui veulent faire main basse sur nos richesses, quand il annonce la relecture des accords militaires avec la Russie pour tenir compte de nos réalités.
L’une de mes plus grandes satisfactions c’est que nulle part le Burkina Faso n’a été coopté dans un lobby ou une maffia pour être de la curée contre une quelconque puissance, ni contre ses frères Maliens et Guinéens.
Il n’a certes pas pu empêcher le spectacle peu reluisant de ses organisations qui profitent des restes d’autres organisations pour tenir des sommets d’importance marginale ou téléguidés, mais il s’en est tenu éloigné.
Bravo donc d’avoir vu plus juste que la majorité des burkinabé et d’avoir ainsi ouvert de grandes avenues diplomatiques et militaires au pays. Bon retour au pays après ce succès tout à fait personnel propre aux hommes d’État.

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