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Maintien de l’ordre public au Burkina Faso. Tant que gendarmes et policiers ne seront pas rassurés, les lignes ne bougeront pas. Adama Ouédraogo dit Damiss

On aura constaté que pendant les événements du 30 septembre 2022 et jours suivants, les forces publiques chargées du maintien de l’ordre n’ont pas suffisamment fait le job. Tous les régimes sont désormais en danger au Burkina Faso si la police et la gendarmerie observent sans agir les troubles à l’ordre public.
Mais ces deux entités n’ont pas tort. Après l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, l’ancien Premier ministre Luc Adolphe Tiao a été injustement poursuivi pour avoir signé une réquisition spéciale à la demande des autorités militaires. Un acte légal qui lui a valu un mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction. Du coup, ni le chef d’état-major de la Gendarmerie ni le Directeur Général de la Police ne va prendre le risque de donner des instructions pour le maintien d’ordre.
La politique politicienne et le populisme ont entraîné la prise de décisions iniques qui ont fragilisé nos institutions. Tant qu’on ne va pas annuler cette poursuite judiciaire absurde contre Luc Adolphe Tiao et même le dédommager, les autorités administratives et militaires ne vont plus jamais prendre le risque de donner des ordres pour le maintien de l’ordre public en cas de crise.
Les policiers et les gendarmes sont suffisamment professionnels pour faire leur travail. Ils ne doivent être poursuivis que s’ils violent les règles et les principes du maintien d’ordre. Mais dans un pays très politisé avec des acteurs parfois cyniques, un seul mort accidentel ou même provoqué à dessein sera mis sur le dos des pandores et des flics pour envenimer la situation. Alors par mesure de prudence, il me semble que les chefs et leurs hommes préfèrent être des spectateurs en cas de crise politique.
Il faut l’ouverture d’un débat sur la question afin les forces publiques puissent faire leur travail. Sinon, tous les régimes sont menacés de destitution car il suffit de mobiliser quelques centaines de manifestants dans la rue, tenir bon et le tour est joué. A ce rythme là, même les terroristes peuvent prendre le pouvoir à Ouagadougou. J’exagère peut-être mais c’est une façon d’appeler à la réflexion sur le sujet
Il faut rassurer les acteurs du maintien de l’ordre public afin qu’ils puissent accomplir leur mission sans crainte.
Adama Ouédraogo
Damiss

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